C’est en référence au français Bon Hiver que Justin Vernon a choisi son patronyme. Non sans raison : après la séparation de son groupe DeYarmon Edison et une peine de cœur qu’on devine lourde comme la terre, Justin, alias Bon Iver, est allé se retrancher dans une cabane isolée du Wisconsin pour y passer l’hiver, seul avec sa guitare. Il en est ressorti quatre mois plus tard avec cet album balayé par un souffle glacé, d’une pureté à couper le souffle de l’auditeur. Neuf chansons totalement habitées, où les harmonies vocales en cascade sont nimbées de reverb', comme pour habiller de pudeur une émotion transie. A tutoyer les anges de sa mélancolie sublime, Bon Iver délivre l’un des plus beaux albums folk de l’année.